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Jeudi 12 juin 2008

C'est aujourd'hui que les Irlandais sont appelés à se prononcer par référendum sur le traité de Lisbonne, copie quasi conforme de la constitution rejetée par référendum le 29 mai 2005 en France (voir mon article du 24 janvier). Cela nous a été refusé en 2008,  Sarkozy faisant approuver par le Congrès son "mini-traité" au mépris du peuple français qui avait voté NON en 2005.

Que vont faire les Irlandais puisque selon les derniers sondages, c'est un coude à coude qui s'annonce.
Et cela ne semble pas convenir à l'euro-député vert Cohn-Bendit qui, comme un certain nombre de soixante-huitards, a retourné sa veste du côté libéral. Qu'est devenu la "cause du peuple" qu'il soutenait en 68 ? Il ose comparer les Irlandais qui s'apprêtent à voter "NON" aux xénophobes de la ligue lombarde dans le nord de l'Italie "qui ne veulent pas payer pour le sud du pays". Sauf que là, c'est un refus de payer pour le libéralisme.

Quand je pense que les Verts discutent d'une alliance "Cohn-Bendit - Hulot - Bové" pour les européennes de 2009, sans attendre le résultat de ces tractations (je dirais plutôt magouilles), ne vous laissez pas abuser, Bové ne se voulait-il pas le candidat anti-libéral aux présidentielles de 2008 ? Drôles d'alliances !

Si le peuple Irlandais pouvait voter NON. Un NON à ce traité constitutionnel LIBERAL !
par jco publié dans : Notes Politiques communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 10 juin 2008
"Xavier Darcos et moi-même sommes convaincus que c'est dans l'éducation que se joue une partie de l'avenir de notre pays."

"L'éducation du futur, c'est donner la souplesse pour que chaque enfant puisse bénéficier d'un système adapté à ses atouts et ses handicaps. C'est du cousu main."

Voici quelques-uns des propos tenus par Nicolas Sarkozy dans un collège à Saumur en fin de semaine dernière. Bien sûr, tous les manifestants avaient été tenus à l'écart et s'étaient vus confisquer leur banderoles, une sale habitude sous la dictature Sarkozy (voir post du 13 mai). Il paraît que le petit président ne veut voir aucune tête dépasser sur son passage. Même les collégiens ont  été relégués dans un gymnase !

Mais comment considérer ses propos autrement que "du foutage de gueule" ?  Dire : c'est dans l'éducation que se joue une partie de l'avenir de notre pays, vouloir donner de la souplesse  pour adapter l'éducation à chaque enfant, parler de cousu mains, et en même temps organiser la suppression de 11200 postes en 2008 et planifier 85000 suppressions dans les cinq ans, c'est ni plus ni moins que se moquer du monde.

Ne vous laissez pas enfumer, cet homme ment comme il gesticule.
par jco publié dans : Notes Politiques communauté : Libre expression
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Jeudi 29 mai 2008

... je prends quelques jours de vacances, mais je vous donne rendez-vous dès le 9 juin, car en un peu plus d'une semaine, nul doute qu'il y aura des couic et des couac. La lutte continue.

Et pour les Niortais ou proches voisins, samedi 31 mai au Patronage Laïque, la compagnie de théâtre d'improvisation Aline & Cie fête ses 10 ans. Je vous mets le lien.

A bientôt. 



par jco publié dans : Brèves
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Mardi 27 mai 2008
Il nous refait le coup de la campagne électorale en allant à Rungis voir la France qui se lève tôt. Son déplacement à Rungis était d'un populisme ... "Quand en partant de la maison (NDLR - l'Elysée n'est quand même pas une maison banale) Carla m'a dit je viens avec toi, la journée commençait bien ...". Pas pour tout le monde.

A Rungis, des sans-papiers y travaillent et il y avait une cinquantaine de manifestants pour réclamer leur régularisation. Le président ne les aura pas vu, car ils ont été refoulés par la police avant son arrivée. C'est drôle, mais ce gars là n'aime beaucoup la contestation (cf. 13 mai 2008).


Les Sarkozy ont commencé par visiter le pavillon des viandes, avant de se rendre au pavillon des fromages  et terminer la visite par celui des fleurs. Quant il a été question d'aller peut-être dire un petit bonjour du côté de la marée, c'est le choix de Carla pour un petit café qui l'a emporté. Il n'aura donc pas vu les mareyeurs. A 6 heures du mat', un petit café c'est quand même plus sympa. Et puis qui sait, si jamais il y avait eu un marin-pêcheur du Guilvinec ?


Et après son passage à Rungis, Sarkozy était sur une radio et dit avoir eu
"envie de parler à la France qui travaille, qui se lève tôt (...), qui ne casse pas les Abribus, qui ne manifeste pas et qui n'en a pas pour autant moins de problèmes que les autres". Un Président qui semble ignorer que les manifestants sont aussi des gens qui travaillent, qui se lèvent tôt pour certains, qui travaillent de nuit parfois.

Alors cette visite, c'était une distraction pour votre chanteuse,  pour lui montrer combien c'est rigolo des gens qui sont debouts à 2h du matin, qui triment au boulot pour un salaire de misère. Pour les encourager, j'espère que vous leur avez dit que les patrons du CAC 40 avaient vu leur revenu augmenter de 58% en 2007. C'est vrai que le vôtre a pris 172 %.




par jco publié dans : Notes générales communauté : Libre parole
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Lundi 26 mai 2008

Le film « Entre les murs » du réalisateur Laurent Cantet vient d’obtenir la Palme d’or au festival de Cannes. On devra patienter pour voir ce film  puisqu’il sort le 15 octobre, avec une avant-première prévue à Niort, ville qui a bercé son enfance. Ses films « Ressources humaines » et « L’emploi du temps » avaient été diffusés au cinéma de la scène nationale du Moulin du Roc et suivis d’un débat. En sera t’il de même ? Les Niortais fidèles du ciné du CAC (Centre d’Action Culturel), comme on dit couramment, ne peuvent que le souhaiter.

En attendant la sortie du film, les élèves-acteurs sont rentrés aujourd’hui en héros dans leur collège. "C'est un établissement mélangé, avec des classes sociales mélangées, des origines mélangées et ça donne quelque chose qui fonctionne pas mal", a expliqué le principal du collège. Et les Esmeralda, Louise, Souleymane, Cherif, Wei, Justine, Khumba, Henriette, Rabah etc. véritables élèves du collège, ont fait œuvre de comédiens. L'objectif du film était de "montrer le quotidien d'un établissement scolaire", avec "ses moments difficiles et ses moments merveilleux" disait Laurent Cantet. Les louanges n’auront pas manqué à l’adresse de ce film.

Et bien entendu, ceux qui actuellement prennent les mesures qui vont contribuer à une dégradation du service public de l’éducation nationale n’ont pas été les derniers à se réjouir, comme pour faire oublier que leurs décisions empêcheront peut-être des projets similaires à l’avenir.

C’est Darcos qui voit dans ce film « un très bel hommage aux enseignants et à leurs conditions de travail parfois difficiles ». Nicolas Sarkozy s'est quant à lui réjoui de l'attribution de la Palme d'or, saluant le « tact » et la « finesse » du réalisateur Laurent Cantet. Celui-ci « montre les difficultés de l'école dans la France d'aujourd'hui mais aussi les efforts, les espoirs et les réussites des professeurs dont l'engagement au service des élèves forme la trame du film », écrit le chef de l'État dans un communiqué exprimant sa « joie » et sa «satisfaction ».

Eh bien alors, pourquoi ne pas les écouter ces professeurs qui se battent justement pour que ne soient pas supprimer les 11200  postes et qui demandent d’accentuer le nombre de surveillants ? Chiche ?

par jco publié dans : Notes Culture communauté : Libre expression
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Dimanche 25 mai 2008
Le courrier qui suit émane d'une professeure qui participait le 18 mai à la manifestation contre la réforme Darcos. Dans un courrier posté sur le site de l'Humanité, elle fait part de sa colère. A méditer de la part des parents (d'élèves) et de Darcos bien entendu, si celui-ci est en capacité de comprendre. Ben oui, je dis cela parce que même des choses élémentaires lui échappent.  A voir sur cette vidéo.

Lettre d'Elisabeth O.

J’écris ce courrier en précisant que je suis une professeure d’histoire- géographie, enseignant au lycée et non syndiquée. Nous travaillons - comme vous le savez si bien maintenant chers lecteurs – « que » 18 heures par semaines devant les élèves, et ce, depuis 1950. Or ce temps fut conçu en prévoyant qu’un enseignant travaille 1.5 heure chez lui pour une heure devant les élèves afin de préparer ses cours, évaluer les élèves et actualiser ses connaissances dans sa discipline. Cela fait 18 fois 2.5 soit 45 heures hebdomadaire. Je suppose, qu’intérieurement, vous vous dîtes « Vous avez les vacances pour compenser ». Ces chères vacances qui font de nous des privilégiés ! Certes, il est vrai que nous avons 10 jours en février, 10 jours en avril, 10 jours à noël, 5 jours aux vacances de la Toussaint (en réalité 8 jours mais nous travaillons 3 jours de plus en juillet pour compenser), cela fait 35 jours de congés payés. Aujourd’hui avec les 4 semaines de congés payés et les RTT, beaucoup de salariés ont autant de congés si ce n’est plus ! Or, nous, enseignants, pendant ces 35 jours de congés payés, souvent, nous corrigeons nos copies ou préparons nos cours. Vous répondrez « oui mais vous avez 2 mois en été ». Ces fameux deux mois d’été, il faut le savoir ne nous sont pas payés : notre grille de salaire fut fixée en 1950 au même niveau que les autres cadres de la fonction publique recrutés avec un concours au niveau BAC+3, mais à cette grille, il nous a été retiré 2 mois de salaires, puis le résultat fut divisé par 12 (afin de recevoir un salaire chaque mois). Pensiez – vous vraiment que l’on nous payait à rien faire durant deux mois ? Non ! En résumé nous travaillons 45 heures par semaines, payés environ 1660 euros par mois, avec 35 jours de congés payés durant lesquels nous travaillons quand même. Les événements de ces derniers jours, voire de ces derniers mois m’ulcèrent. Certains politiques détournent le débat sur le service minimum à l’école, pour s’attirer la sympathie des parents d’élèves qui, eux, travaillent toute la journée. Pensez – vous vraiment, chers lecteurs, que le service minimum soit au centre de nos revendications ? Bien sûr que non ! Le seul aléa, c’est que nos « vraies » revendications sont tues, étouffées avant qu’elles ne vous parviennent. D’où cette lettre, qui, je l’espère, arrivera jusqu’à tous les parents d’élèves. Premièrement, notre principale revendication c’est la lutte contre la suppression des postes, certes, la « quantité ne fait pas la qualité », mais dans mon établissement, nous avons perdu 2 postes de professeur d’histoire – géographie en 2 ans, alors que la perte d’effectifs ne s’élève qu’à 40 élèves. Pourquoi ces suppressions de postes générales à tous les disciplines et à tous les établissements ? Il s’agit de répartir les heures entre les professeurs restants afin qu’ils fassent 21 heures ou 22 heures de présence devant les élèves soit plus de 52 heures de travail hebdomadaire ! Qui pourrait tolérer cela ? Une autre solution serait d’augmenter les effectifs de chaque classe, les classes à 40 élèves deviendront monnaie courante. J’ai donc une proposition à faire à tous les enseignants qui liront ce courrier. Etant donné que nous ne sommes pas rémunérés pour les mois de juillet et août, ne faisons rien, pas de préparation de cours ni de renouvellement de nos connaissances durant l’été. Ensuite, pendant nos « petites vacances » qui sont nos congés payés communs à tous les salariés, reposons – nous, pas de copies ni de cours à préparer. Et surtout, à partir du mois de septembre travaillons réellement que 35 heures par semaines. Personnellement, je suis prête à fournir au ministre de l’éducation mon emploi du temps semaine par semaine indiquant mes 35 heures de travail réalisées, préparation des cours et corrections de copies inclus. Mais je tiens à vous prévenir que si les enseignants travaillaient réellement « que » 35 heures par semaine, les cours ne seront pas toujours prêts à temps, les copies seront rendues très longtemps après les devoirs (un paquet de lycée c’est 4 heures de correction, actuellement je corrige 20 h toutes les 2 à 3 semaines), les brevets blancs et bacs blancs seront moins nombreux, etc. Vous allez répondre que l’on contribuera dès lors à détériorer notre système éducatif déjà si mal en point ! Notre système n’est pas si mal en point que l’on veut vous faire croire. Les professeurs de vos enfants sont parmi les mieux formés du monde, les concours du CAPES et de l’agrégation sont parmi les plus difficiles à réussir. Mais le ministre de l’éducation veut remplacer ces professeurs compétents qu’il faut rémunérer à leur juste valeur (minimum BAC + 3) par des intérimaires, des vacataires sans diplômes et moins bien payés. Il veut copier le système anglo-saxon, où un professeur enseigne plusieurs disciplines avec pour seules compétences son niveau BAC ! Après tout, à quoi cela sert-il qu’un prof de langue étudie 3 à 4 ans à l’université une langue étrangère, se rende dans ce pays pour se familiariser avec le mode de vie et dispense ensuite son savoir aux élèves alors qu’en Angleterre avoir appris l’espagnol au lycée suffit à avoir les compétences pour l’enseigner. On vous parle sans cesse « d’échec scolaire », mais ce « pseudo échec scolaire » n’est pas le fait des enseignants, au contraire ces derniers limitent « la casse ». Je m’explique, le gouvernement souhaite absolument que 80% d’une classe d’âge obtiennent le BAC, tans pis si un élève de 3ème rêve d’être plombier. Les recommandations données aux professeurs principaux de 3ème sont claires, il faut faire passer en 2nde générale et technologique. Les places en BEP ou CAP sont d’ailleurs peu nombreuses et seuls les meilleurs élèves sont acceptés. Les autres vont en 2nde, quitte à échouer après. Les enseignants rencontrent les parents, expliquent les différentes voies empruntables par les élèves qui ne souhaitent pas aller au lycée, mais le discours est tellement bien formaté et martelé que chacun imagine la voie professionnelle comme un échec. D’autre part, les établissements ont des « quotas » de redoublants à ne pas dépasser, tans pis si un élève aurait pu consolider des acquis fragiles en redoublant (car redoubler c’est une 2nde chance, ce n’est pas une sanction). A cela s’ajoute le manque de sanction ; combien de parents n’ont –ils pas entendu leurs enfants raconter qu’ils n’ont pas pu avancer dans tel ou tel cours car certains élèves faisaient « le bordel » ? Or, un enseignant peut difficilement exclure un élève de cours sous peine d’être déconsidéré par sa hiérarchie, des exercices supplémentaires peuvent être donnés mais s’ils ne sont pas réalisés, que faire ? Coller ? Oui, c’est une solution mais dans de nombreux établissements il n’y a pas assez de personnels ou d’heures rémunérées pour surveiller les colles du mercredi. Exclure ? Pourquoi pas ? Mais les chefs d’établissements y sont souvent réfractaires car l’exclusion définitive les met en situation d’échec vis-à-vis du rectorat. Nous faisons grève pour nous faire entendre mais nous apparaissons comme des « bouffons » dont on se joue. Nous ne bloquons aucune production, nous ne prenons pas de voyageurs en otages, nous ne bloquons pas les routes et, de ce fait, le gouvernement a raison de rigoler et d’attendre que l’on ait fini nos « petites manifs ». Maintenant il y a toujours la solution de « bloquer » la production, notre production étant pour nous l’éducation et le savoir. Rien n’est plus facile que de faire grève durant les épreuves du BAC et brevet, ou pire encore, travailler 35 heures par semaine, car à partir de ce moment il n’est pas dit que vos enfants aient acquis toutes les compétences nécessaires à la réussite de leurs examens, étant donner que pour faire que 35 h nous devront donner des QCM à la place des compositions, que nous ne pourrons plus préparer d’examens blancs, car trop longs à corriger. Si tel était le cas nous serions très loin d’atteindre 80 % de réussite au BAC ! Peut être que le gouvernement attend de constater qu’avec ses réformes imposées et contre productives, la cuvée 2009 du BAC ne représentera que 50 % des candidats de terminale. Chers lecteurs, j’espère que ce courrier vous permettra de vous forger votre propre opinion, tout en vous détachant du bourrage de crâne gouvernemental et médiatique qui ne tend qu’à masquer la réalité des problèmes et revendications. Rien ne vous empêche d’aller interroger directement les professeurs de vos enfants, ils sauront vous renseigner sur la réalité du système éducatif français. Je terminerai en précisant que jamais en classe nous critiquons tel ou tel corps de métier, alors je ne comprends pas pourquoi certains élèves arrivent en classe avec un discours méprisant envers les enseignants, discours véhiculé par les parents alors que ces derniers ne savent rien de la réalité de nos conditions de travail. E.O.
par jco publié dans : Notes générales communauté : Libre expression
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Samedi 24 mai 2008
Dans le cadre de la lutte contre les discriminations, les députés PS se sont déclarés favorables aux enquêtes statistiques. Le PS annonce être désormais favorable aux "questions sur les origines" qui pourraient "être envisagées dans des enquêtes exceptionnelles, directement liées à la lutte contre les discriminations, strictement encadrées et contrôlées par la CNIL". De plus, ajoute le PS, "elles doivent avoir le consentement des personnes, être anonymes et facultatives. Enfin ces questions reposent sur le mode autodéclaratif, les questions étant ouvertes". Le PS précise qu’"aucun comptage officiel de la population sur des bases ethniques ou raciales ne doit être autorisé".

Pourtant, en novembre 2007, le PS avait salué la décision du Conseil constitutionnel de censurer les statistiques ethniques, votées deux mois auparavant dans la loi immigration. Le parlement avait modifié la loi Informatique et Liberté en autorisant la collecte de «statistiques ethniques » dans le cadre d’« études  sur la mesure de la diversité des origines des personnes, de la discrimination et de l’intégration».

Aujourd'hui, le PS considère que
"pour bien lutter contre les discriminations il faut les évaluer et les mesurer" et que cela suppose la création de catégories ethnoraciales.

Etrange tout de même
que la lutte contre les discriminations et l’effort pour l’intégration supposent la création de catégories ethnoraciales. 

Etrange que le regard et l’investigation se posent sur les victimes plutôt que sur les auteurs des discriminations.

Quand bien même ces questions sur les origines ne seraient envisagées que dans des enquêtes exceptionnelles, quelles garanties sur la confidentialité et la non utilisation à d'autres fins ?  Ces critères rappellent ceux d'une autre époque.


par jco publié dans : Notes générales communauté : Libre parole
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Jeudi 22 mai 2008
Alors que le gouvernement veut déjà allonger la durée de cotisation à 41 ans, la patronne du MEDEF en veut encore plus en demandant de porter l'âge de la retraite à 63 ans et demi. Mais tous les syndicats refusent ce projet gouvernemental. Et aujourd'hui, c'est dans plus de 80 villes de France que se sont déroulées des manifestations pour défendre le système de retraite solidaire et le refus du passage à 41 annuités. Les organisations réclament de véritables négociations sur l'ensemble des questions, notamment l'amélioration du taux d'emploi chez les seniors.  Et si problème il y a, des solutions autres il y a.

La première condition est la lutte contre le chômage, et les restructurations et délocalisations qui l'engendre sont bien de la responsabilité des amis de Laurence Parisot.

Mais financièrement, il existe également d'autres solutions. Appliquer aux revenus financiers des entreprises le même taux de cotisation que celui appliqué aux salaires rapporterait au système de retraite 28 milliards d'euros par an, soit près de 5 fois le déficit actuel. L'OFCE (Observatoire français de la conjoncture économique) explore la piste d'un élargissement des cotisations. "Faire payer des cotisations retraites à l'ensemble des dispositifs d'épargne d'entreprise, de participation, de prévoyance, rapporterait 7,8 milliards d'euros"  indique dans sa lettre d'avril 2008 le centre de recherche en économie.

C'est bien parce que d'autres solutions existent que nous avons été nombreux à descendre dans la rue.  Et ce n'est pas non plus un hasard si 58% des français soutiennent le mouvement.

Pas question de battre en retraite sur la défense des retraites.

Ci-dessous, photos de la manifestation de Niort (Deux-Sèvres)
où nous étions 4 000.



par jco publié dans : Notes Politiques communauté : Libre expression
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Mercredi 21 mai 2008

Vendredi dernier, Sarkozy avait trouvé la perle rare en visitant l’ANPE et les ASSEDIC de Dammarie les Lys, lors d’un déplacement en Seine et Marne sur le thème de l’emploi. Il lui fallait justifier l’instauration d’un système de sanction des chômeurs. Et dans ce cas là, rien de tel que de s’appuyer sur le pire des cas, quand bien même il serait une exception. Et voilà notre Sarko déchaîné contre ces chômeurs parasites lors de son discours de clôture prononcé à Melun. «Un agent de l’ANPE vient de me raconter l’exemple d’un plaquiste  à qui il a été proposé 67 offres d’emploi l’an dernier, 67 offres et 67 refus. Cet agent a proposé trois fois une sanction, mais pour des raisons  diverses, aucune sanction n’a jamais été prononcée ». Et le président de la république de s’offusquer : « Est-il normal que dans un métier du BTP, un secteur en tension, il soit possible de refuser 67 offres d’emploi sans aucune sanction ? Pendant ce temps, ce plaquiste vit avec le système d’indemnisation financé par vos cotisations. Certes, c’est une minorité, mais on ne peut tolérer la fraude, les fraudeurs, ce type de comportement ». L’artillerie lourde est donc de sortie pour justifier son projet de loi sur l’offre valable d’emploi.

Il balance ça, et bien sûr, haro sur les chômeurs. Avez vous pensé que 67 offres en un an, ça fait une moyenne de plus d’une offre par semaine, avec les rendez-vous, les réceptions d’entretiens, ÉNORME.

Mais depuis, la direction départementale de l’ANPE  de Seine-et-Marne dément formellement cette information: «La personne qui lui a dit cela est déséquilibrée et n’aurait jamais dû être présente ce jour-là. Le président aurait pu comprendre qu’il avait, face à lui, une personne souffrant de troubles graves».

Mais c’est bien connu, les chômeurs sont des fainéants, et puisque Sarkozy voulait les stigmatiser, l’information était pour lui bonne à prendre. On peut mesurer le sérieux de « notre » président, aucune vérification de l’information.

Et nos grands médias s’étaient empressés de diffuser cette partie du discours de Sarkozy pour stigmatiser à leur tour les chômeurs. Nul doute qu’ils auront le même empressement à démentir. Mais non, je ne me fais aucune illusion, j’offre l’apéro à qui m’apporte la preuve du contraire.

 

par jco publié dans : Notes Politiques communauté : Libre expression
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Mardi 20 mai 2008
Elle s'était déjà distinguée en faisant exploser le budget de réception de son ministère (voir ici), voilà qu'elle ajoute de nouveaux caprices, aux frais du contribuable. Encore une promesse de Sarkozy non tenue, les économies sur le train de vie de l'état.

Toujours est-il que pour se rendre de l'aéroport de Nice jusqu'au centre-ville puis à Grasse où elle devait y visiter la maison d'arrêt, Rachida Dati a exigé de la préfecture azuréenne la mise à disposition d'une voiture blindée. Un "service" dont ne dispose pas la dite préfecture, habituée qu'elle est à voir débarquer les émirs ou stars de cinéma avec leur propre matériel roulant. Peut-être s'est-elle prise pour une star en faisant venir de Paris, par la route, "sa" berline blindée et "son" chauffeur. Et de son côté, elle n'a pas emprunté un avion d'Air France, mais s'est payé un avion de l'ETEC (ex GLAM). Pour éviter les radars et missiles ennemis ? En plus de ses goûts de luxe, la demoiselle fait des caprices de parano.


Et question chiffres, alors que le nombre de détenus dans les prisons françaises est de 63 645 au 1er mai pour 50 631 places, elle va prendre un décret pour organiser la mise en oeuvre de l'obligation d'encellulement individuel des détenus. Il va falloir construire. Pourtant la ministre a renoncé au projet de construction d'une nouvelle prison à Nice, alors que dans l'établissement actuel s'entassent deux fois plus de détenus que prévu à l'origine. Et c'est elle qui au cours de la visite de la prison de Luynes dans les Bouches du Rhône avait "ébahi" son monde en parlant de la surpopulation des prisons : "il y a je crois, à peine 6% des établissements qui seraient en surpopulation", alors que l'administration pénitentiaire parle de 63%. L'observatoire international des prisons a dénoncé l'incompétence de la ministre de la justice.

Dati
bling bling, c'est sûr, mais Dati compétente, manifestement non. Une preuve supplémentaire ? Cliquez sur l'écran, vous verrez c'est édifiant.



par jco publié dans : Notes Politiques communauté : Libre expression
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