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Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister.
La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
S'exprimant devant le conseil national de l'UMP (on voit la neutralité du chef de l'état) N Sarkozy voulant montrer que la France
était en train de changer tenait avec un large sourire ironique le propos suivant : "Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit " , déclenchant
l'hilarité de l'assemblée toute acquise à sa cause. Cette nouvelle provocation montre tout le mépris de Sarkozy à l'égard de ceux qui luttent. Est-ce ainsi qu'il compte redresser sa côte de popularité qui
n'a jamais été aussi basse dans les sondages avec 36% de satisfaits ? Sarkozy s'est pourtant aperçu de la grève des taxis, de la grève des pêcheurs, puisque certaines réponses ont été données à ces professions. Les luttes contre la politique de Sarkozy ne sont pas terminées. Les prochaines fois, soyons plus nombreux à faire entendre notre rejet de sa
politique.
Au rythme où vont les choses, on pourra en effet bientôt dire, "y a pas marqué La Poste !" . Dans le cadre de la libéralisation du
marché européen du courrier prévue pour 2011, la Poste envisage de changer son statut. Facile d'imaginer un parcours identique à celui de France Telecom, passé totalement du service public à
celui d'opérateur privé. On va droit vers une privatisation de l'entreprise avec les conséquences que cela entraînera. Pour satisfaire à la concurrence libre et non faussée, toujours présente dans le traité de Lisbonne, c'est une machine implacable qui va se mettre
en route. D'une logique de mission (délivrer les lettres, offrir une épargne populaire, et cela d'une façon égale sur tout le territoire), La Poste va glisser vers une logique de marché
(gagner des parts, vendre des produits, augmenter sa rentabilité). Ses priorités seront inversées, les entreprises avant les particuliers, la finance avant le courrier. Ce gouvernement veut supprimer les services publics.Ce ne sera bientôt plus la peine de chercher La Poste !
En prononçant Edvige, on pourrait croire à un joli prénom, mais dans le cas présent, rien à voir avec Edwidge. C'est un décret paru mardi au journal officiel qui a donné naissance au fichier Edvige (Exploitation documentaire
et valorisation de l'information générale). Il contiendra des données comme l'état civil, les adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques, ainsi que les signes physiques,
photographies et comportement. Les informations collectées sont notamment " relative aux individus, groupes, organisations et personnes morales susceptibles de porter atteinte à l'ordre public
". Des données peuvent aussi être collectée sur les personnes " ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique " ou jouant un " rôle institutionnel,
économique, social ou religieux significatif ".
Autant dire qu'on peut être fiché sans être auteur d'infractions constatées, mais, tout simplement pour s'être investi dans la
vie sociale. Bien sûr, comme pour la rétention de sûreté, seront également ciblés ceux que l'on étiquette d'avance comme de futurs délinquants hypothétiques.
Chasse aux sorcières ni plus ni moins, c'est une nouvelle dérive sécuritaire.
Pire encore, ce fichier pourra recenser les mineurs dès 13 ans, "susceptibles de porter atteinte à l'ordre
public."Toujours dans l'esprit de celui qui pendant sa campagne présidentielle voulait pister les délinquants au
berceau, parce qu'un enfant agité en crèche avait plus de chance selon lui de tomber dans la délinquance.
Avec cegouvernement, c'est toujours
plus de répression. Son libéralisme a tous les traits du totalitarisme.
Et le président est aussi le chef des armées, il s'autodésigne chef direct de l'audiovisuel public, il fait la leçon en ce qui
concerne France-Télévisions, etbientôt il fera les programmes à ce rythme là. Il remplit le rôle de 1er ministre, on le
constate avec un Fillon de moins en moins présent, et Sarkozy réunissant chaque semaine à l'Elysée son G7. Borloo vient d'ailleurs de remporter le prix de l'humour politique 2008 avec cette
petite phrase : "Sarkozy, c’est le seul qui a été obligé de passer par l’Elysée pour devenir Premier Ministre". En attendant, c'est à une drôle de dérive que nous assistons, à un coup de force quasi permanent. Attention, danger !
C'est Théophrasque, l'anonyme qui écrit un billet quotidien en page Niort de la Nouvelle République du Centre-Ouest qui me donne la
matière pour mon sujet du jour. Oh, je ne veux pas rivaliser avec lui, il sait si bien épingler quelque élu ou dirigeant de la vie locale, voire être le poil-à-gratter sur des dysfonctionnements
dans la cité. Mais on peut ne pas partager son point de vue, ce qui était mon cas ce jour-là.
Je vous livre le billet auquel j'ai réagi, ma réaction que j'ai adressée à la NR , et la suite...
Le mot adressé à la rédaction de la NR
Pas un jour je ne manque la rubrique de Théophrasque, que je trouve souvent judicieuse, et qui interpelle parfois nos édiles ou
d’autres, fort à propos. Mais en lisant la rubrique du mercredi 25 juin, j'ai trouvé qu'elle s'apparentait à une forme de lobbying pour le compte du Groupe CGR. Si je dis cela, c'est parce que je
ne partage pas du tout le point de vue de Théo. Je m'explique.
Dire que le Mega CGR se trouve quelque peu isolé du centre ville, il me semble que lors de sa construction, tout le monde vantait
justement cette réalisation dans le centre, contrairement à ce qui se fait dans la plupart des villes où l'on retrouve ces Mega cinés dans les zones commerciales. Concernant la programmation,
l’alignement de panneaux est peut-être riquiqui, mais suffisant de mon point de vue. Je n’ose imaginer 12 affiches grands formats, et quant à ajouter une communication similaire sur l’esplanade,
non merci. Dans ce cas, pourquoi ne pas ajouter des panneaux pour la programmation ciné du Moulin du Roc ? Je considère qu’il y a suffisamment de supports permettant de connaître la
programmation cinématographique (presse locale, internet, les gratuits, etc.) sans en mettre partout. Et là où je trouve que Théo en rajoute, c’est quand il dit que
« cette communication supplémentaire aurait le double avantage de faire la promo du cinéma et d’informer sa clientèle en lui évitant une fastidieuse traversée de place. Un long-métrage, pour
l’heure, bien peu palpitant. » Un long-métrage ? Que diable, en partant de l’esplanade, ça fait bien 250 mètres. C’est vrai que pour faire 50 mètres, certains prennent leur
voiture.
Communication oui, Pub, non ! Nous sommes d'accord là-dessus Théophrasque.
Aujourd'hui, la France a pris la présidence de l'Europe pour 6 mois, une Europe en crise, mais pourquoi ? Tant que la construction
européenne se fera sans écouter la volonté des peuples, il est probable qu'il en sera ainsi.
Il y a eu le NON français et néerlandais sur le traité constitutionnel en 2005, il vient d'y avoir le NON Irlandais en 2008. Et quelle
leçon tirent les dirigeants européens, l'idée d'imposer prochainement un nouveau référendum à l'Irlande. Ce matin, Jacques Barrot, commissaire européen était l'invité de France-Inter (encore un
membre de l'UMP). Et que disait-il ?
"Si on fait aujourd’hui le calcul de tous les pays qui ont procédé par
référendum, c’est encore les oui qui l’emportent sur les non". Faudra m'expliquer. Pour le traité constitutionnel, seuls la France
et les Pays-Bas s'étaient prononcés par référendum, et pour le traité de Lisbonne, seul l'Irlande s'est prononcée par référendum. Résultat : NON. Et la suite n'est pas triste."D’autre part c’est vrai qu’un traité constitutionnel est parfois mieux apprécié dans
sa complexité par les parlements que par un référendum. Autant le référendum se justifie pour la monnaie unique, autant il est contestable pour des problèmes
d’organisation".Ah franchement, sans ces populations incultes, Bruxelles serait plus heureuse...
Bertolt Brecht, dramaturge allemand, écrivait dans une de ses pièces la réplique suivante : « Si
le peuple s'exprime contre le gouvernement, il faut dissoudre le peuple». C'était en 1953. Certains en rêvent aujourd'hui.
"Trois mois de pratique et nous sommes toujours inquiets, comme bon nombre de Niortais, sur le devenir de la Ville", c'est la
remarque de Marc Thébault, chef de file de l'opposition UMP, à l'issue des 100 jours de la nouvelle équipe municipale (toujours union de la gauche PS, PC, Verts). Mais en lisant dans la presse
locale le compte-rendudes déclarations des cinq élus de cette opposition (majorité gouvernementale avec même un élu divers
"gauche" parmi eux)j'étais indigné en découvrant le propos défendu par Jacqueline Lefebvre sur le logement social. "Ne touchez pas l'ORU (Opération de Renouvellement Urbain), notre gouvernement
vient sauver le logement social à Niort. Si le maire veut économiser sur le projet, nous devrons rendre les subventions." Si l'Opération de Renouvellement
Urbainfait débat actuellement à Niort, c'est par rapport aux démolitions, sachant que lessubventions accordées par l'Étaten sont une contrepartie. Mais
déclarer comme ose le faireJacqueline Lefebvre (élue UMP) que "notre gouvernement vient sauver le logement social à Niort", cela tient de la malhonnêteté intellectuelle. Il ne sauve rien du tout, mais
accorde des subventions sur des projets de renouvellement urbain décidés par la municipalité. Le taux de logements sociaux à Niort est de 23% (chiffre 2006) et largement supérieur à bien des villes; il ne souffre aucune
comparaison avec les quelques villes du tableau ci-dessous, toutes à majorité présidentielle. Etonnant pour les sauveurs du logement social !
Source du tableauFondation Abbé Pierre, palmarès 2008 des communes - année des données : 2006
Heureusement qu'il ne s'agit pas d'un rapport, mais d'un simple communiqué. Pourquoi ? Vu le nombre de fautes en à peine 12 lignes, on
pourrait imaginer le pire dans un document de plusieurs pages. Ce communiqué de presse est signé par Dominique Paillé (un député sortant des Deux-Sèvres battu dès le 1er tour des dernières législatives) et Frédéric
Lefebvre, député des Hauts de Seine, tous deux porte-parole de l'UMP. Peut-être auraient-ils dû mettre à contribution le troisième porte-parole, Chantal Brunel, pour éviter ces bourdes
puisque à deux ça n'a pas fonctionné. Enormes fautes, je les ai surlignées. Je concluerai, à l'attention de X. Darcos, qu'il ne faut pas supprimer de postes d'enseignants, il est même nécessaire d'augmenter le nombre de profs de
français. A moins que Dominique Paillé et Frédéric Lefebvre ne soient de très mauvais élèves. Ils sont sur la mauvaise voie, les dés sont jetés, alors
salut !
Une note interne de la chancellerie qui vient d'être diffusée aux parquets, amalgame les militants de RESF qui soutiennent
les sans papiers à d'affreux terroristes. Selon cette note, cela concerne les membres qui s'expriment, entre autres, "à l'occasion de manifestations de soutien à des prisonniers ou d'étrangers
en situation irrégulière".
Face à ces dangereux individus, la chancellerie demande aux magistrats "d'informer dans les plus brefs délais la section antiterroriste du parquet de Paris pour apprécier de manière concertée
l'opportunité d'un déssaisissement à son profit".
Appliquer aux militants jugés trop remuants la législation d'exception réservée d'habitude aux poseurs de bombes ... Décidément, ce gouvernement ne connait pas de limites !
Retour en arrière pour France-Télévisions, la télévision de service public va devenir l'ORTS. L'Office de Radiodiffusion
Télévision Sarkozyste. Comme les programmes seront faits par l'Elysée, il y a besoin de moins de moyens, d'où la suppression de la publicité à compter de 2009 à partir de 20heures.
Mais faut pas que ce soit perdu pour tout le monde, alors il va y avoir un allongement des plages publicitaires pour les chaînes privées. Ben j'espère que les Bouygues, Lagardère, Bolloré, ne
vont pas oublier de dire un grand merci à leur ami Nicolas. Et le président de ce service public télévisé au service du tSar Nicolas sera nommé par le tSarkozy lui-même.
Face au tollé que cela suscite, la ministre de la Culture Christine Albanel refuse que l’on puisse parler
d’une prise de contrôle de la télévision publique par l'exécutif. Pour elle c’est une absurdité. "Il y a suffisamment de verrous et de contrôles pour qu'on ne puisse pas parler de prise de
contrôle du pouvoir", a-t-elle expliqué sur France Info. Tout ça parce que la nomination du président sera sous contrôle du CSA et que l'assemblée nationale pourra renvoyer le
candidat en votant à une majorité des 3/4 contre celui-ci. Pour ce qui concerne le CSA composé de neuf membres, trois sont nommés par le président du Sénat, trois par le président de l’Assemblée
nationale, et trois par le président de la République. Rappelez moi qui sont les présidents des dites assemblées. Rappelez moi qui détient à la majorité à l’Assemblée.
La ministre de la culture nous prendrait pour des imbéciles par hasard ?
Voilà à quoi pourrait ressembler le nouveau sigle de la télévision « dite » publique.