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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 15:37

Il paraît que Macron, c'est un homme neuf, ni de droite, ni de gauche, hors système, en dehors des partis. Peut-être un extra-terrestre alors ? Si l'enjeu n'était pas si important, ce serait bien risible.

 

Il ne faudrait pas oublier qu'il a été de tout le quinquennat de Hollande, jusqu'en août 2016, préparant alors l'annonce de sa candidature. Cet énarque a d'abord été secrétaire général adjoint de l’Élysée (mai 2012- juin 2014) avant d'être nommé ministre Ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique en 2014. Il se proclame en dehors des partis et parle de renouvellement de la classe politique. Renouvellement ? Regardez cette brochette d'hommes tout nouveaux en politique qui lui apporte son soutien.

 

Macron, le candidat de la finance, du patronat et d'une classe politique qui défend ses intérêts

Et ce n'est qu'un aperçu. On y trouve d'anciens ministres des gouvernements de Balladur, de Juppé, de Raffarin, de Villepin (devenu soutien lui aussi), de Fillon.  Pas de droite hein ! Mais également des gouvernements de Beregovoy (ça ne rajeunit pas , il s'agit de Kouchner qui a été également ministre sous Sarkozy) de Rocard, de Jospin, de Ayrault et de Valls. Parmi les politiques on trouve aussi la famille Tiberi, Cohn-Bendit, mais aussi l'ancien directeur de cabinet de Copé à l'UMP, et un soutien tel que Wolfgang Schauble , le ministre des finances de Merkel, celui qui n'a eu cesse d'exiger toujours plus d'austérité pour le peuple grec. Prémonition de ce qui pourrait nous attendre ? Et puis il y a également ceux dits de la société civile ; parmi ceux-ci, un ancien conseiller de Mitterrand -Attali-, un ancien conseiller à la communication de Hollande -Zarader-, un ancien conseiller politique de Sarkozy -Minc-, un ancien conseiller de Strauss-Kahn (lui-même soutien) -Pisany-, et il y a bien sûr l'inénarrable BHL, et même la femme au chapeau G de Fontenay etc. Vous pouvez trouver sur le site franceinfo : cette liste de soutiens très hétéroclites.

 

Au-delà de son passage au sein de la banque Rothschild et de certains soutiens milliardaires, l’itinéraire d’Emmanuel Macron pendant le quinquennat Hollande, d'abord comme secrétaire général adjoint de l’Élysée puis comme ministre de l’économie, révèle son ostensible positionnement du côté de la finance. Que déclarait Macron, ministre de l'économie dans une tribune du Monde en mai 2015 : « Nous avons les moyens de façonner un capitalisme à l’image de nos ambitions. », « Retrouver l’esprit industriel du capitalisme », la France a besoin « d’un capitalisme de long terme, qui accompagne nos entreprises dans leurs investissements», de la « création de valeur actionnariale» pour « faire émerger de nouveaux champions du CAC 40 ». Le capitalisme se porte bien puisque en 2016, les profits des entreprises du CAC40 se montent à 76 milliards d'euros. Alors que l'impôt sur les sociétés est en moyenne de 30% pour les PME, il est de 13% pour les entreprises de plus de 2000 salariés et seulement de 7% pour les entreprises du CAC40.

 

Le même, mais cette fois-ci candidat à l'élection présidentielle, est capable de déplorer dans un meeting l’échec du combat mené depuis trente ans contre « l’ultralibéralisme que personne n’a pu contrôler » … avant de vanter la « flexibilité du travail ». Mais qu'a fait E Macron le ministre des finances ?

 

C'est lui qui veut « renforcer les effectifs de contrôle des demandeurs d'emplois » et qui prévoit la suspension des allocations chômages si le chômeur refuse deux emplois décents ou que la recherche d’emploi est insuffisante. Par contre il n'a pas parlé de renforcer les effectifs pour traquer la fraude fiscale, au contraire, il envisage la suppression de 120 000 fonctionnaires. C'est vrai, la fraude sociale est de 0,15 milliard d'euros par an, la fraude fiscale est de 60 milliards d'euros par an. Macron a été aux commandes pour la mise en place du CICE et du Pacte de responsabilité qui ont permis d'accorder durant le quinquennat 204 milliards d'euros aux entreprises sans contrepartie avec pour résultat 837 000 chômeurs supplémentaires.

 

Le président du Medef n'est d'ailleurs pas effrayé par le candidat Macron. Il a jugé son programme globalement positif nuançant toutefois sur plusieurs points et notamment en affirmant espérer une plus grande réduction de la dépense publique. Il a dit se sentir plus proche des 500 000 suppressions de postes de fonctionnaires prévues par Fillon que des 120 000 prévues par Macron. Rien d'étonnant. C'est Estrosi, soutien de Fillon qui déclare « Lorsque je regarde le projet de monsieur Macron sur la suppression du CICE et les baisses de charge en contrepartie, et que je compare à des initiatives économiques du projet de monsieur Fillon, je n’y vois pas de différences fondamentales ».

 

Cela suffit à prouver que le programme de Macron est clairement de défendre le système capitaliste en place, au service de la finance, au service des plus puissants. N'est-ce pas Bayrou qui déclarait en septembre 2016 « Macron est le candidat des forces de l'argent »; il est devenu depuis un de ses soutiens, peut-être pour un strapontin. Quant à imaginer la rupture dans le programme Macron avec la politique si contestée de Hollande durant ce quinquennat, c'est Hollande lui-même qui a répondu : « Je ne vais pas afficher officiellement mon soutien à Macron, ça ne serait pas lui rendre service ».

 

Non Macron n'est pas le candidat des salariés quels qu'ils soient, il est le candidat de la finance, des milliardaires qui possèdent déjà les médias et qui n'ont qu'un souhait, porter un banquier d'affaires à la présidence de la République.

 

Alors dimanche prochain, voter Jean-Luc Mélenchon, c'est voter pour le programme qui répond le mieux aux aspirations des Français en termes de justice sociale, de paix, d’écologie, et de respect des droits.

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