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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 15:05

Ayele a 33 ans. Elle est caissière. Le 8 juin 2016, à 4 mois et demi de grossesse, elle rompt la poche des eaux au travail, en portant une pastèque sur le tapis de caisse. Les pompiers l'amènent immédiatement à l'hôpital. Pendant 5 jours, elle garde l'espoir de sauver son bébé mais un début d'infection oblige le corps médical à interrompre sa grossesse.

 

Son employeur, O'Marché Frais, est un supermarché de La Courneuve, spécialisé dans les dates limite de consommation. Les conditions de travail des caissières y sont particulièrement difficiles : vidéo-surveillance permanente, infantilisation par les responsables de caisse, isolement et pression au rendement.

 

Ayele a continué à travailler, malgré l'épuisement dû à ses conditions de travail, parce qu'elle avait besoin de son CDI pour que son enfant naisse dans un vrai logement. Elle a travaillé debout et toujours plus vite, pour répondre aux injonctions de sa responsable de caisse et de sa directrice. Et comme elle était épuisée, comme elle le savait, elle a prévenu son employeur, en lui remettant un certificat de grossesse. La direction de O'Marché Frais a-t-elle alors aménagé le poste de travail d'Ayele, pour remplir son obligation de sécurité ? Absolument pas. Ayele a continué à travailler vite, toujours plus vite, sous la surveillance déstabilisante des caméras vidéo au-dessus des caisses et des vigiles de la société sous-traitante, jusqu'à l'accident de travail, fatal pour son bébé.

 

Et à peine un mois après son retour au travail, la direction la licencie sous prétexte d'erreurs de caisse. Au cours de l'entretien préalable, la directrice générale du magasin a dit explicitement qu'elle ne supportait pas que sa responsabilité dans la survenue de l'accident, soit questionnée au travers des questions des délégués du personnel. Elle a ajouté que c'était « SON entreprise ».

 

Le droit de propriété autorise-t-il de telles atteintes à la vie des femmes salariées ? La maternité est un droit, pas une faute professionnelle et l'employeur a des obligations vis-à-vis de tout-e salarié-e. L'une d'elles est l'obligation de protection de la santé et de la sécurité des salarié-e-s définie par l'article L4121-1du Code du Travail.


 

Pour signer la pétition pour exiger :

  • La réintégration immédiate d'Ayele à son poste de travail.

  • Que la responsabilité de la direction par rapport à l'accident du travail d'Ayele fasse l'objet d'une enquête.

  • Au cas où des responsabilités seraient établies, nous demandons au procureur de la République d'engager des poursuites envers les responsables de l'accident.

  • L'inclusion dans le Code du Travail du droit à un aménagement de poste sur présentation d'un certificat médical pour toutes les femmes enceintes, notamment en cas de port de charge.

 

Je signe

 

Note à propos de l'entreprise

 

Derrière O’Marché frais, la famille Quattrucci

Claude, Antoine, Bruno, Céline, Franck, Laetitia, Laura… Deux générations  de Quattrucci, famille de primeurs d’origine italienne vendant sur les marchés parisiens, contrôlent aujourd’hui dix-sept magasins dont douze de l’enseigne O’Marché frais, spécialisée dans les produits proches de la date limite de consommation et implantée dans des zones populaires d’Île-de-France. L’activité est divisée en une myriade de sociétés indépendantes relevant du commerce, de l’immobilier, de la gestion (holding) dirigées par les membres de la famille. Les Quattrucci sont associés à Système U pour certains approvisionnements.

 

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