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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 16:05

A l'heure où le projet de loi travail El Khomri provoque une lever de bouclier, le gouvernement et le Medef voudraient nous faire croire que la remise en cause du Code du travail est la solution au problème de l'emploi. Vous trouverez dans des billets précédents bien des éléments qui prouvent le contraire.

 

S'il est un point qui suscite l'unanimité des syndicats, c'est le plafonnement envisagé des indemnités de licenciement : Trois mois de salaires pour moins de 2 ans de présence dans l'entreprise, et quinze mois maximum pour des salariés présents depuis plus de vingt ans.

 

Quand dans les médias certains journalistes taxent d'idéologues ou de passéistes les organisations syndicales les plus contestataires sur la réforme menée par le gouvernement, se sont-ils penchés sur la situation que vivent les travailleurs licenciés ? Pour ces salariés licenciés, faire valoir leurs droits devant les prud'hommes n'est pas une source d'enrichissement. Combien parmi eux, victimes de plans sociaux, sont toujours au chômage et ont épuisé les indemnités perçues, non pas pour vivre mais survivre.

 

J'aimerais entendre ces mêmes journalistes, toujours prêts à donner des leçons aux syndicalistes ou aux chômeurs, quand une Claire Chazal ou un Julien Lepers se plaignent alors qu'ils ont perçu des indemnités de licenciement sans commune mesure avec celles que peut percevoir le salarié lambda. Un Lepers qui chouine d’être parti « sans un merci, un pot d’adieu, rien ». Rien ? Pas tout à fait, car 1,3 million d’euros d’indemnités de départ, ce n’est pas rien. Quant à Claire Chazal, elle serait partie avec un pactole se situant dans les 2,2 millions d'euros. Et on pourrait ajouter un certain nombre de capitaines d'industrie partis eux avec le pactole qu'on nomme parachute doré.

 

Alors, un peu de décence messieurs les donneurs de leçons ! Nous lutterons pour que le Code du travail ne soit pas réduit à néant; le droit du travail s’est construit pour permettre de protéger les salariés contre les exigences des entreprises et de l’économie.

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