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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 07:26

Réunis le 27 mai, les ministres européens chargés du développement ont adopté une position commune sur le financement des futurs Objectifs du Développement Durable (ODD), en amont de la conférence d’Addis-Abeba de juillet sur le financement du développement. Malheureusement,celle-ci ne va pas dans le bon sens.

Christian Reboul, responsable du « Financement du développement » à Oxfam France, association qui agit pour un monde solidaire, revient sur les conclusions de ce Conseil européen.

« En ne se fixant aucun calendrier pour parvenir à l’objectif de consacrer 0,7% de leur revenu national brut à l’aide au développement, les Etats européens cèdent au diktat de la France et signifient leur refus de s’engager plus massivement dans la lutte contre la pauvreté au niveau mondial. »

« La France, historiquement promotrice d’une Union européenne exemplaire et ouverte sur le monde, a aujourd’hui poussé le consensus européen vers le plus petit dénominateur commun, au détriment des populations les plus vulnérables. D’autres Etats européens, tels que le Royaume-Uni, encourageaient pourtant une aide au développement ambitieuse, de vrais moyens pour relever les défis que sont la lutte contre les inégalités, le changement climatique ou les conflits armés. »

« L’aide au développement est essentielle pour des pays fragiles ou en crise, tels que la République centrafricaine. Pourtant les Etats membres de l’UE, sous l’impulsion de la France, ont décidé de repousser à 2025 l’allocation de 0,20% de leur revenu national brut aux pays les moins avancés. Or, c’est bien aujourd’hui que ces pays ont besoin d’être soutenus. »

« Il appartient désormais à François Hollande de se saisir du dossier, en participant en personne à la conférence d’Addis-Abeba de juillet et en y exposant une feuille de route précise amenant la France à consacrer 0,7% de son revenu national brut à l’aide au développement en 2020, dont la moitié à destination des pays les plus pauvres. C’est à cette condition seulement que la France pourra rester un interlocuteur crédible dans ces négociations internationales. »

 

 

 

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