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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 23:00

« Imaginer créer de l'emploi en faisant travailler dans tous les secteurs le dimanche » c'est « une mauvaise idée », et « obliger de sacrifier sa vie de famille pour avoir un peu plus de pouvoir d'achat », ce n'est pas « un bon système de rémunération ». C'est un député nommé François Hollande qui déclarait ceci en 2009 au moment de la bagarre contre la loi Mallié autorisant le travail dominical. Il était dans l'opposition à l 'époque.

 

Le porte -parole du groupe socialiste de l'époque, André Vallini, à présent membre du gouvernement, estimait lui aussi que permettre le repos dominical revenait à défendre « le patrimoine social de la nation ». Ou bien l'actuel secrétaire d'état chargé du budget, Christian Eckert, qui disait « il y a en réalité une certaine perversité à, parler de volontariat, et même à demander aux salariés de se déclarer volontaires pour travailler le dimanche », que c'était faire « peu de cas du lien de subordination entre l'employeur et le salarié ». Perspicace, il ajoutait à juste titre que « si le travail dominical se généralise, les salaires ne seront plus majorés » et « le coût induit par le travail du dimanche », mais aussi « la garde des enfants, quand elle existe, est plus onéreuse ce jour-là », sans oublier « les transports moins nombreux ». Le constat est identique aujourd'hui, alors pourquoi ce nouveau reniement ?

 

Chacun jugera, mais comment est-il possible que les élus socialistes piétinent aujourd'hui leurs engagements d'hier. Tout simplement parce qu'ils ne sont plus à gauche; ils sont au service de la finance et du patronat plutôt que des salariés. La vraie gauche, c'est ceux que le pouvoir ou la droite qualifient d'extrême gauche, à savoir ceux qui se situent à la gauche du PS, la gauche radicale comme Syriza en Grèce. La vraie gauche ne brade pas ses valeurs.

 

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