Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
  • Contact

Rechercher

Tags

3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 21:20

Dans un récent billet intitulé « Justice de classe », je relatais la condamnation à 3 mois de prison avec sursis d'un homme de 39 ans pour avoir pris de la nourriture périmée dans les poubelles d'un supermarché.

 

Notre société ou plutôt notre système est malade au point que cette situation se reproduit cycliquement. Dans L'Humanité de ce jour, je découvrais que trois jeunes étaient cités à comparaître aujourd'hui devant le tribunal de grande instance de Montpellier pour « soustraction frauduleuse » de produits périmés dans les poubelles d'un supermarché.

 

Le 27 mai dernier, une étudiante, un chômeur, un technicien du spectacle (tous des précaires) qui vivent de récupération et de débrouilles, franchissent un muret pour accéder aux poubelles de l'intermarché de Frontignan. En sortant du parking du magasin, ils sont cueillis par la BAC (Brigade Anti-Criminalité ) et ont droit à la totale, mains en l'air, fouille au corps, et ils sont embarqués au poste pour douze heures de garde à vue, prises d'empreintes et d'ADN.

 

Le parquet ayant décidé de poursuivre, ils doivent comparaître aujourd'hui en audience correctionnelle pour « soustraction frauduleuse de denrées périssables avec date dépassée » avec le motif aggravé par trois circonstances « vol de nuit, en réunion et par escalade ».

 

Il faut que notre société soit vraiment très très malade pour en arriver à criminaliser la pauvreté, et préférer voir des produits finir à la décharge plutôt que dans des ventres vides. Selon les motifs d'inculpation, les poursuivis risquent jusqu'à sept ans de prison et 100 000 euros d'amende.

 

Les glaneurs de l’époque de Millet existent toujours aujourd’hui. L’opulence de notre société n’a pas supprimé les pauvres qui pratiquent encore le ramassage de produits ou denrées non vendus. Souvent parce qu’ils n’ont pas les moyens de les acheter sur les étals. Sauf que dans notre monde actuel, ils sont poursuivis en justice.

Justice de classe (suite)
Partager cet article
Repost0

commentaires