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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 23:13

Les dirigeants de la commission européenne, son président Jean Claude Juncker en tête, ne cessent de donner des leçons sur les budgets des États et les recettes pour résorber la dette. Au nom de la dette, ils imposent aux États des politiques d'austérité. Pourtant, alors que ce même Juncker était 1er ministre du Luxembourg, des accords fiscaux secrets entre le Grand Duché et 340 multinationales (parmi lesquelles les français Axa et Crédit Agricole) ont été passés, privant de milliards d'euros de recettes fiscales les Etats où ces entreprises réalisent des bénéfices. On retrouve aussi Moscovici, nouveau commissaire européen, qui donne des instructions à la France après avoir pourtant géré les affaires économiques.

 

Ils sont mal placés pour donner des leçons. Mais pire encore, ils veulent s'immiscer dans le vote en Grèce, ce pays qui est pourtant dans l'histoire le berceau de la démocratie. L'élection présidentielle initialement prévue en février a été avancée de deux mois par le premier ministre conservateur Antonis Samaras. La politique d'austérité a mis ce pays à genoux. Le fardeau de la dette publique ne s’est pas allégé pour autant : il est passé de 120 % du PIB en 2010 à 177 % prévus cette année. De quoi réjouir les créanciers qui louent ouvertement les hauts rendements de la dette grecque.

 

Dans un contexte social explosif, marqué, ces dernières semaines, par des mobilisations massives, et face à la montée de Syriza (équivalent du Front de Gauche) qui pourrait l'emporter en cas de législatives anticipées, les dirigeants de la commission européenne font de l'ingérence. C'est Juncker qui donne d'arrogantes consignes de vote, disant sa préférence pour des « visages familiers » plutôt que des « forces extrêmes » au pouvoir en Grèce. C'est Moscovici, dépêché à Athènes pour qui « un tel travail a été fait par les autorités grecques, tant d’efforts, tant de choses accomplies que ce serait dommage de ne pas continuer ».

 

Dommage de ne pas continuer ? Moscovici se moque des Grecs. En septembre, selon les chiffres officiels, 25,7 % de la population active était toujours privée d’emploi. Ce taux grimpe à 49,8 % chez les moins de 25 ans. La Grèce détient le record européen du taux de pauvreté (23,1 %). La pression fiscale étrangle les classes populaires, le système public de santé est détruit, le patrimoine grec est dilapidé.

 

Finalement, ces dirigeants européens invitent les Grecs à voter pour la dictature de la finance et font fi de la démocratie. Syriza exprime précisément la volonté de se libérer de la tutelle de la troïka (FMI, BCE et Commission européenne) pour rompre avec des politiques d’austérité aux effets catastrophiques.

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