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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 02:17

Bruxelles vient d'adresser à la France des recommandations, vous allez lire pourquoi dans la chronique ci-dessous. C'est le résultat de ce que les communistes et le Front de Gauche disent depuis le traité de Mastricht. Et ça ne s'arrange pas depuis la ratification du TSCG (traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) dont le candidat Hollande disait en mars 2012 « Ce traité est une illusion, mais c'est aussi un risque, celui de devoir faire, dans quelques mois ou dans quelques années, après des efforts parfois insupportables pour les Européens, le constat de l'échec et de l'impuissance. » Mais ça c'était avant. Et les députés socialistes se sont prononcés pour ce traité, dont Mme Gaillard qui se présente aux suffrages des Niortais. Il serait bien de s'en souvenir, à moins que vous ne souhaitiez consentir encore des efforts supplémentaires pour satisfaire les marchés.

 

La « démocratie conforme au marché » de Bruxelles

 

Les recommandations adressées 
à la France par la Commission de Bruxelles, la semaine dernière, éclairent singulièrement le carcan dans lequel les dirigeants européens entendent enfermer 
les peuples. Qu’est-il reproché à notre pays 
et que lui est-il demandé ?

Bruxelles accuse Paris de ne pas respecter les différents objectifs budgétaires fixés par les traités visant à réduire sensiblement le déficit des comptes publics d’ici à 2015 et, globalement, de ne pas baisser suffisamment la dépense publique.

 

Un cumul d’économies de plus de 50 milliards d’euros 
est pourtant prévu de 2015 à 2017. Mais 
les finances publiques ne sont pas seules visées par ce tir en rafale. La Commission pointe « la diminution constante de la compétitivité» française qui serait due, notamment, à un coût du travail qui «obère les marges bénéficiaires des entreprises » et compromet « leur capacité à se développer et à améliorer leurs résultats 
à l’exportation ». La « rigidité des salaires », 
le niveau du Smic… La Commission juge, en outre, que tous les accords conclus ou projetés pour réduire le coût du travail : l’ANI, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, 
le Cice, et même le pacte de responsabilité 
qui promettent une baisse des dépenses sociales des entreprises d’au moins 30 milliards d’euros ne comblent que « partiellement la différence de rentabilité » entre les entreprises françaises et leurs concurrentes.

 

Il ne s’agit pas d’une initiative intempestive de la Commission. Son intervention résulte de l’application 
des différents traités adoptés par les chefs d’État et de gouvernement européens. 
Avec l’approbation successive de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, puis de François Hollande, les chefs d’État et de gouvernement ont institutionnalisé les politiques d’austérité et de soutien aux capitaux dominants. 
Cela induit qu’à rebours de l’évolution 
du monde, le libéralisme économique, 
cette philosophie qui considère la lutte de l’homme contre l’homme, l’hyperindividualisme, la loi du plus fort, le mépris et l’écrasement 
du plus faible comme autant d’impératifs, devrait régir les relations sociales quelles 
que soient les aspirations des peuples. 
Il devrait même prévaloir sur les principes fondateurs de notre République, « Liberté, Égalité, Fraternité ». C’est la démocratie « conforme au marché » d’Angela Merkel. 
Dans les pays de l’Union, chacune des catégories sociales victimes de cette dictature du taux de profit a tendance pour l’instant 
à la combattre de manière isolée, dans 
son seul espace catégoriel et géographique. Elles ne pourront pourtant la défaire qu’en construisant ensemble une alternative politique.

Chronqiue de Pierre Ivorra dans l'Humanité

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