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Mercredi 6 août 2008

Renaud Dutreil, ex président de l’UMP avant Juppé, ancien ministre des PME, du Commerce, de l'Artisanat et des Professions libérales de 2005 à 2007, député de la Marne, mandat en cours, a décidé de quitter la vie politique. Si Xavier Bertrand juge «dommage qu'un talent comme Renaud Dutreil quitte la vie politique», tout en espérant que ce choix ne soit pas «totalement définitif» , je dois avouer que ce sont les propos du personnage qui m’amènent à évoquer ce sujet dans mon blog. Il ne voulait pas que ça se passe en catimini, et il a tenu à le faire savoir en publiant un grand article dans le Monde de lundi.

Avant de s’en aller présider la filiale américaine du groupe LVMH à New York il fait savoir qu’il est "convaincu que la classe politique française a besoin d'aller voir ailleurs, dans d'autres pays, dans d'autres milieux professionnels". "Rompant avec les habitudes de la vie politique française, j'aimerais montrer qu'il n'y a pas qu'une façon de servir son pays, après vingt ans de service républicain, et qu'un homme politique peut aussi être un homme d'entreprise", ajoute-t-il. «  Si aujourd'hui je pars à New York, pour présider la filiale américaine de LVMH, c'est, malgré les apparences, dans le prolongement de cette vie intense où le réel m'a donné l'impression de pouvoir s'améliorer et se transformer sous l'effet des volontés collectives et d'un dessein clair. » «  La République est une chose. L'Entreprise en est une autre. Mais leur mesure est la même : l'être humain, sa motivation, sa foi, sa capacité à lutter et à innover. ». Il fallait oser la sortir cette dernière phrase.

Sinon, j’aurais plutôt cru qu’il quittait la politique parce que les électeurs de Reims n’avaient pas voulu de lui comme maire au printemps dernier. Une autre bonne raison peut-être, c’est que les affaires, Dutreil il connaît, et il sait où ça rapporte. Le Monde du 2 mai dernier relatait comment l’ancien ministre et son épouse Christine Dutreil, directrice de communication du groupe Wendel , sont parvenus au terme d’une opération relativement complexe mais légale, à transformer leurs 419 712 euros d’actions dans une filiale du groupe, en 8 047 490 euros sans rien devoir au fisc. Pour se réaliser, cette opération doit beaucoup à une loi de 2003 sur l’ISF appelée « loi Dutreil ».

C’est ça qu’il appelle servir son pays, servir la République ?

par jco publié dans : Notes Politiques
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Mardi 5 août 2008
Quand on sait la situation sociale de l'entreprise CAMIF Particuliers aujourd'hui, et que l'on voit cette banderole à l'entrée du magasin de Niort, cela prêterait à sourire si la situation de centaines de salariés n'était pas en jeu.

Mais ne doit-on pas craindre en effet que cela se termine par une liquidation pure et simple de ce qui fut une coopérative florissante dans les années 70. La CAMIF, la coopérative d’achat de la mutuelle des instituteurs de France, entreprise de l’économie sociale. Créée par des enseignants, elle revendiquait « un modèle de consommation différent, plus juste avec les autres, plus participatif, plus solidaire et plus humain ».

Mais ces dernières années, ces valeurs n’avaient plus cours, peu ou pas de différence avec les entreprises de la VPC  (vente par correspondance) type la Redoute ou les 3 Suisses.  Mais rien d’étonnant à tout cela quand on sait que les dernières directions en place étaient issues de ce monde là, celui de l’économie capitaliste. Et suite aux précédentes restructurations, avec plan social à la clé, c’est un fonds d’investissement, Osiris Partners, qui détient à présent la majorité du capital. Significatif !!!!!!

Mais si la situation en est là aujourd’hui, à qui la faute ? Les récents présidents et directeurs portent une grosse responsabilité, mais le conseil d’administration  également qui les a mis en place. Et les membres de ce conseil d’administration sont issus de l'éducation nationale, et majoritairement de sensibilité socialiste quand ils n’en sont pas membres.

Voilà où a mené ce reniement des valeurs fondamentales de l'économie sociale. La logique capitaliste dernièrement mise en oeuvre a déjà fait trop de dégâts humains. Les mutualistes qui sont encore dans les instances décisionnelles ne peuvent laisser dilapider "leur" coopérative par des fonds de pension, ces organismes qui partout imposent leur loi implacable et destructrice du profit maximum.


par jco publié dans : Notes générales communauté : Libre parole
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Samedi 2 août 2008
GDF-Suez n'aura pas lésiné pas sur les moyens pour tenter de convaincre les plus sceptiques des bienfaits de la fusion.

Ses 100 000 salariés se sont vu remettre le  17 juillet  à leur arrivée sur leur lieu de travail l’édition du jour de Libération et du Figaro soigneusement encartée dans un quatre-page publicitaire. Intitulé « Ensemble redécouvrons l’énergie », le document vante « un projet industriel puissant et cohérent », « humain » et « économique et financier performant ». « Une campagne de communication comme une autre » dit-on du côté de GDF-Suez. Sauf que les lecteurs habituels des deux titres n’en sauront rien. Le support publicitaire ne concerne ni les abonnés ni les lecteurs au numéro, et les articles consacrés à la fusion dans les deux journaux n’en font pas mention. 

Et pourtant cette privatisation ne devait jamais avoir lieu.  Rappelez-vous des mouvements des salariés de GDF en 2004 contre la privatisation qui s'annonçait. Et déjà, Sarkozy le grand menteur, alors ministre de l'intérieur, clamait haut et fort : " On ne viendra pas à la privatisation, c'est clair, simple, net. Il n'y aura pas de privatisation d'EDF et Gaz de France, c'est clair, c'est simple, c'est net."

Tellement simple et tellement net qu'on voit ce qu'il en est aujourd'hui, comme pour toutes les promesses de Sarkozy. Et à votre avis, c'est pour un meilleur service des clients ou des actionnaires cette privatisation GDF ? On connaîtra rapidement la réponse avec les tarifs.

par jco publié dans : Notes Politiques communauté : Libre expression
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Vendredi 1 août 2008

Le 23 avril 1919, le gouvernement "de salut public" dirigé par Clémenceau adopte la journée de travail de 8 heures et la semaine de 48 heures. Une grande avancée pour l’époque.

Le 23 juillet 2008, les députés de la majorité ont définitivement enterré la définition de la durée du travail des salariés. Cette mesure ne s’appliquera pas seulement aux cadres, mais elle pourra bientôt s’imposer à tous les salariés du secteur privé. En adoptant cette loi, la France recule de près d'un siècle.

Jusqu’à présent, les salariés au forfait jour pouvaient travailler dans la limite d’un maximum de 218 jours par an. Pour dépasser ce seuil, l’employeur devait demander une autorisation administrative et le salarié devait récupérer ses jours dans un délai très bref. La nouvelle loi prévoit qu’un accord d’entreprise peut supprimer cette obligation d’autorisation administrative et fixer le maximum, dans la limite de la durée maximale européenne, à 282 jours de travail par an. Xavier Bertrand a beau se faire rassurant, « la dénonciation d’un usage est encadrée par la jurisprudence et suppose le respect des conditions précises (information des salariés concernés, consultation des représentants du personnel, délais de prévenance) », il omet de préciser que cette dénonciation est soumise à la seule volonté de l’employeur et que ni les salariés ni leurs représentants ne peuvent s’y opposer. Car, quand bien même les textes sont du côté des salariés ou cadres, si les pressions exercées à leur encontre ne suffisent pas à les faire plier, c’est le licenciement. Je vous livre un témoignage éclairant que j'ai lu dans le courrier des lecteurs de Télérama.

 

« Je suis une femme. Pas de chance, je suis mère. Suite à la naissance de mon premier enfant, pas de place en crèche. Etant cadre, soit j’embauchais deux nounous pour couvrir l’amplitude horaire de mon travail, soit je demandais un temps partiel comme m’y autorise la législation. J’ai été licenciée. Parce qu’un cadre ne travaille pas à temps partiel. Je crois que je vais devoir m’asseoir sur mon bac +5, mes dix ans d’expérience professionnelle et me mettre au tricot. Cessons d’être hypocrites ! Puisque le travail des cadres féminins est entravé de toutes les manières possibles, autant faire des économies dans l’enseignement supérieur et en interdire l’accès aux femmes. Ou alors, qu’elles s’engagent à ne pas avoir d’enfant ! »

 

Les employeurs vont encore plus faire pression sur les travailleurs pour qu'ils acceptent des réductions de salaire et des augmentations des heures supplémentaires au cours de négociations individuelles des contrats.


Les acquis sociaux obtenus par des générations sont mis en pièces. Chacun va pouvoir constater si ce n'est déjà fait les dégâts causés par une majorité de droite au gouvernement et à l'assemblée. Pour eux, des suicides liés aux conditions de travail ou à la mal-vie, ça se comptabilise dans une rubrique "pertes et profits".

 

par jco publié dans : Notes Politiques communauté : Libre expression
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Jeudi 31 juillet 2008
Cela se confirme par les faits que nous rapporte le canard enchaîné de cette semaine sur ce Nanard devenu l'ami de Sarko.

"Les dirigeants du restaurant Miramar et de l'hôtel Dorint Atlantic Palace à Agadir - 5 étoiles, thalasso, spa, etc. - n'ont guère été surpris par le dernier épisode de l'affaire Tapie. Pendant une semaine, lors des fêtes de fin d'année 2006, quatre de leurs clients en parlaient très fort (même trop fort semble t'il) lorsqu'ils dînaient ensemble au Miramar.
Cette joyeuse bande se composait de Bernard Tapie, Jean-François Copé, Brice Hortefeux
(mais que faire ce dernier au Maroc, lui qui n'aime pas les étrangers) sans omettre,
André Guelfi, alias "Dédé la Sardine",l'un des héros de l'affaire Elf.

Déjà à cette époque, Nanard qui était en train de se découvrir une passion pour Sarko, expliquait à qui voulait l'entendre
qu'il souhaitait un arbitrage."

Dis moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es. Si vous ne saviez pas à quoi pouvaient servir vos impôts, sachez qu'à l'UMP, ils préfèrent aider les mafieux du genre Tapie que les pauvres gens. Les caisses vont être encore plus vides.

par jco publié dans : Notes Politiques communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 30 juillet 2008
Comme chacun sait, puisqu'on nous le rappelle sans arrêt, les caisses de l'état sont vides ...  Il faut faire des économies. Ah bon ? Comment expliquer alors la décision du tribunal arbitral, dont deux membres sur cinq envoyés par Bercy (merci Lagarde), chargé à la demande de l'état de régler le litige entre Tapie et le Crédit Lyonnais ?

Et l'état va donc payer 285 millions d'euros aux liquidateurs du groupe Tapie, dont 45 millions au titre du préjudice moral. C'est vrai que pour ce qui est de "morale", l'individu se pose là.


285 millions d'euros, cela représente la totalité des salaires annuels des 15 000 postes d’enseignants qui seront supprimés l’an prochain.
Il y a quand même des priorités !

On comprend la conversion de cet opportuniste de Tapie au Sarkozysme au moment des présidentielles, ce qui avait entraîné son exclusion du PRG. On se demande pourquoi d'ailleurs lorsqu’on voit comment se sont comportés les radicaux de gauche dernièrement sur la révision de la constitution.


Et à présent, on dit que Tapie chercherait à s’installer en Suisse dans le canton de Vaud (à suivre). Y aurait-il un lien avec la pactole qui va lui rester ?


Selon que tu sois riche ou pauvre ... Encore une belle leçon de morale pour les français(e)s qui travaillent ou ont travaillé dur et gagnent de moins en moins.


par jco publié dans : Notes Politiques communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 28 juillet 2008

Le président UMP des Deux-Sèvres devrait y réfléchir à deux fois avant de se lancer dans des accusations. Il s’indignait dernièrement de constater qu’un certain nombre d’élus « dont Delphine Batho, députée socialiste des Deux-Sèvres, continuent d’occuper des logements HLM au lieu de les laisser aux personnes qui en ont le plus besoin » considérant que ses indemnités « devraient lui permettre de se loger facilement dans le parc locatif privé, sans pour cela utiliser l’argent public de l’Etat réservé aux plus démunis ».

 

Delphine Batho a réagi à ces accusations car « contrairement aux affirmations de l’UMP, je n’occupe absolument pas un HLM. Je suis locataire depuis 2002 dans le 19ème arrondissement de Paris … d’un logement intermédiaire attribué dans le cadre du 1% lorsqu’elle était salariée. Ce type de logement destiné aux catégories moyennes n’est pas soumis à des conditions de ressources, contrairement aux HLM ». Et suite à son élection de députée, alors qu’aucun texte en vigueur ne l’exige, elle a « de son propre chef demandé à payer un surloyer afin de louer cet appartement au prix du marché … J’ai donc proposé à mon bailleur de conclure un avenant au bail pour la durée de mon mandat et que le loyer soit augmenté en conséquence, ce qui a été fait ».

 

On attend la réponse du président UMP des Deux-Sèvres, le sieur Frédéric Rouillé. C’est que l’UMP voudrait nous faire croire qu’ils sont pour la défense du logement social ? On connaît  pourtant les mauvais élèves dans ce domaine. Et je n’ai pas souvenir d’avoir entendu ou lu de déclarations de cette même personne quand le ministre Gaymard occupait un logement de 600 m² à un tarif défiant toute concurrence, ou tout dernièrement, quand Jean-Paul Bolufer, le directeur de cabinet de la ministre du logement et de la ville C Boutin occupait un logement HLM de 190 m².


D’ailleurs, c’est cette même ministre Boutin qui veut dénaturer la loi SRU votée à l’initiative d’un ministre communiste qui rendait obligatoire le quota de 20 % de HLM dans les communes de plus de 3500 habitants. En intégrant à présent dans ce quota les habitations en accession à la propriété, cela aboutira à un affaiblissement de l’obligation de constructions de logements locatifs sociaux par les communes.


Ne nous laissons pas abuser, la droite a bien toujours le même visage, si le mot social est  dans son vocabulaire, il n’est pas dans ses actes.

par jco publié dans : Notes Politiques communauté : Libre expression
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Dimanche 27 juillet 2008





















Et la plus grosse erreur, n'est ce pas un certain 6 mai 2007 ? Combien se sont laissés abuser par ce méprisant personnage ?
par jco publié dans : Brèves communauté : Libre expression
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Samedi 26 juillet 2008
Comme je l'avais supposé, je n'ai pas été à même de publier d'articles sur mon blog durant quelques jours, faute de connexion wifi au coeur des étangs de la Brenne. Mais entre étangs, bois, landes, prairies, que c'est agréable de s'accorder quelques jours loin de la foule, à randonner au milieu d'une faune et d'une flore sauvage.

Et parmi cette faune, des cistudes d'Europe, une espèce protégée. Il était possible d'en voir à partir d'observatoires dans des étangs de la réserve de Chérine. Espèce protégée, mais pas partout semble t'il. En effet, le Canard enchaîné du 23 juillet nous révèle qu'un arrêté préfectoral (le préfet est le dépositaire de l’autorité de l’État dans les départements) autorise " la société A'liénor a détruire des sites de reproduction ... tels que décrits dans le dossier de demande." Et parmi ceux-ci , la cistude d'Europe. Au fait, la société A'liénor autorisée à ces destructions, c'est qui ? Tout simplement la société concessionnaire de l'autoroute A65 qui va construire l'autoroute reliant Pau et Langon. Et Borloo c'est qui ? Tout simplement le ministre qui présidait le Grenelle de l'environnement et qui ne devait plus augmenter les capacités autoroutières. Mais qu'importe, il en est de ce sujet commes des autres, ce gouvernement se moque éperdument de ses engagements, pourvu que ses amis puissent accroître leurs profits. Et qu'importe alors la protection des hommes et de l'environnement !!!

 

Cistude d'Europe, photo prise d'un observatoire dans la Brenne



par jco publié dans : Notes générales communauté : Libre parole
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Jeudi 17 juillet 2008



Si j'arrive à  trouver une connexion au réseau wifi dans cette région de France profonde que je vais sillonner, je me manifesterai sur le blog, car en Sarkofrance, il se passe toujours quelque chose.




par jco publié dans : Brèves
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